Le “Tahiti Festival Guitare 2009″ sera le Woodstock polynésien…

[singlepic id=67 w=350 h=256 float=left](Tahitipresse – par Christian Durocher) – Ils sont arrivés avec la guitare à la main… Ils ? Ce sont les huit invités de la deuxième édition du “Tahiti Festival Guitare” qui aura lieu les 27 et 28 février dans les jardins de l’hôtel Méridien transformés pour la circonstance en Woodstock polynésien. Le festival 2009 récompensera également le lauréat, parmi les dix candidats du concours “Tahiti Espoirs Guitare”.Les téléspectateurs ont d’ores et déjà fait connaissance avec les dix candidats des “Tahiti Espoirs Guitare 2009″ qui se sont révélés au petit écran depuis le 9 février sur RFO Polynésie.

“Les espaces verts de l’hôtel Méridien seront à la disposition du public qui pourra s’asseoir, soit aux tables disséminées çà et là, soit sur un pareu par terre sur l’herbe”, prévient Léo Marais, l’un des initiateurs de cette deuxième édition du Tahiti Festival Guitare. Un “Woodstock” polynésien en sorte.
Les 27 et 28 février prochains, aura lieu la grande finale. Les jeunes espoirs tous originaires de Tahiti et ses îles se produiront sur scène en compagnie d’artistes nationaux et de groupe “Orohena Sons”.

Parmi les musiciens venus d’Europe, avec pour objectif de promouvoir l’échange et la découverte des cultures, les guitaristes Solorazaf, David Reinhardt, Steve Louvat et son Banjo Blue Grass, et Éric Fernandez pour ne citer qu’eux.
Au rythme des vibrations des cordes, des mélodies et des symphonies, cette nouvelle édition s’annonce comme un événement. Au-delà d’une scène, le festival est un lieu d’échange culturel entre virtuoses et artistes en herbe.
Les festivités s’ouvriront avec “Duende”, un trio de guitares made in Tahiti. Une véritable rencontre entre trois guitaristes, trois styles différents, mais qui s’harmonisent à la perfection.
À la guitare flamenca, on trouve Éric Pérez, guitariste diplômé d’État de Flamenco, professeur au collège de Punaauia, (cote Ouest de Tahiti). À la guitare classique, c’est François Campan qui s’y colle et c’est logique puisqu’il a été lauréat du conservatoire de Tour (France) et est actuellement professeur au collège de Tipearui (Papeete).

Le trio est complet avec à la guitare jazz manouche, Jérôme Ferlat. “Duende” met en scène un répertoire original où se mélangent le flamenca mais également le classique, interprétés par François, entrecoupée d’improvisations jazzy de Jérôme.
Sur scène également, les musiciens du groupe “Orohena Sons”. Ils ont choisi pour nom celui de la plus haute et la plus sacrée des montagnes de Tahiti : l’Orohena. Et ce groupe de rock tahitien se promet d’ailleurs d’emmener les mélomanes jusqu’aux cimes de l’extase rock.
La formation a vu le jour en avril 2000.
À l’époque, ces jeunes ont été jusqu’à construire leur propre salle de répétition. Certes, le groupe est resté quelque peu en sommeil jusqu’en 2008, mais “Orohena” est de retour. Un retour en force avec Hans Tefaatauira à la batterie et Fariki Mai a la basse.

Le “maître” de la formation, Maruarii sera aussi le parrain cette année du “Tahiti festival guitare 2009″ et du concours des espoirs guitare.
[singlepic id=74 w=240 h=320 float=left]Parmi les invités prestigieux, Steve Louvat, passionné depuis son enfance par le banjo Bluegrass à cinq cordes et la guitare picking. C’est aux États-Unis, qu’il trouve la plénitude de son art en partageant son talent avec les meilleurs, tels que Bill Keith ou Wyatt Rice.
Sollicité en Europe, il a donné des concerts dans tous les pays ou presque de l’Irlande à République tchèque.
“Sur ma boîte mail, j’ai reçu une invitation pour Tahiti et son festival de guitare, ça ne se refuse pas !”, commente ce jeune talent qui a interprété une balade irlandaise, le temps que ces amis terminent leur petit déjeuner.
À ses côtés, David Reinhardt, le petit fils de Django Reinhardt, qui joue les mélodies de son grand père, assurant ainsi la transmission de l’héritage familiale.
Également arrivé à Tahiti, Richard Manetti est également issu d’une famille de musiciens. Son père n’est autre que le jazzman Romane. À croire que le talent est héréditaire.
Il y a aussi Éric Fernandez avec sa veille guitare râpée semble sortir d’une caravane de gitans.
Il raconte qu’il avait quatorze ans quand il écouté “Entre dos aguas” le disque de Paco de Lucia. Et là, c’est le coup de foudre, la révélation. Eric empoigne sa guitare et une carrière vient de naître. “Je suis fou aussi de Bach !”, dit-il aussi.
[singlepic id=73 w=240 h=320 float=left]Parmi les autres talents se trouve un certain Solorazaf de Madagascar, installé à Paris et qui a accompagné de nombreux artistes parmi lesquels Myriam Makeba. Il se voit offrir une partie du spectacle de la diva, tremplin idéal qui lui permet d’affirmer son style.
Solorazaf impose un univers radicalement différent à base de tempos de Madagascar et de l’océan indien, enrichis à son goût pour le folk et des harmonies jazzy.
On verra aussi sur scène, le guitariste Yohann Coupé ainsi que l’accordéoniste Christophe Lampidecchia.
En vérité je vous le dis, “Tahiti Festival Guitare 2009″ sera vendredi et samedi prochain, l’évènement polynésien de la saison.

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